13/10/2009

Mobilité : études faussées, manque de sérieux...

 

ou foutage de gueule?

Deux enquêtes publiques sont actuellement en cours : à savoir celle du plan de mobilité de Jambes et celle de la zone de rencontre de la rue et Place de l'Ange (et de Marchovelette).

Des documents sont disponibles et consultables sur le site de la ville, seront exposés dans l'espace citoyen, des séances d'information sont organisées.

Oui mais...

En ce qui concerne le plan de mobilité de Jambes, où est le projet de pont au-dessus des voies du chemin de fer? Est-il disponible pour l'occasion? Sinon, c'est quand même une enquête publique largement faussée puisqu'un des éléments les plus importants du plan de mobilité de Jambes repose sur les collectrices, dont une des deux est liée à ce pont. Alors quid? Comment juger d'un projet si un des chaînons principaux manque? C'est nous faire acheter un chat dans un sac!

En ce qui concerne la zone de rencontre du quartier de l'Ange, si le projet semble bien sûr sympathique, il repose sur un postulat de convivialité dont on nous dit qu'on y veillera, c'est promis. C'est cela oui, mis à part que le respect et la convivialité des espaces publics existants, on constate chaque jour qu'on n'y veille absolument pas. Aujourd'hui, c'est le bordel, mais vous verrez demain, ce sera bien. Wouais! Ca pourrait être bien dans une ville qui est GEREE, mais Namur ne l'est pas, en ces matières. C'est au contraire le je-m'en-foutisme et le laxisme le plus complet!

Ce projet, certes a priori bien sympathqiue, repose aussi sur une étude (ou plutôt des études) centre-ville qui sera ratifiée ultérieurement (curieux timing, soit). Etude qui a fait l'objet d'un budget conséquent.

Au hasard de la présentation de cette étude, je lis :

4. Aires de stationnement autocar.

Il existe plusieurs zones de stationnement destinés aux autocars.

a. 2 emplacements Place Saint-Aubain

b. 5 emplacements sur le Grognon

c. 3 emplacements Place des Cadets

d. 1 emplacement rue Borgnet

 Or, les documents de présentation de l'étude sont datés d'avril 2009, soit deux à trois mois après l'enquête publique pour la création d'une zone de dépose/reprise pour les cars touristiques, rue du Grognon.

De qui se moque-t-on?

Nous a-t-on menti quant au véritable aménagement du Grognon (et partant au pouvoir subsidiant également puisque ce projet rentre, me semble-t-il, dans le cadre du plan Mercure? Ou cette étude centre-ville (sur laquelle repose aussi l'aménagement de la zone de rencontre) manque-t-elle de sérieux?

Dans l'un ou l'autre cas, comment donc les autorités seraient-elles crédibles?

Le bureau d'études de la ville et les bureaux d'études payés pour analyser la situation et proposer des solutions vérifient-ils leurs affirmations? Et surtout mettent-ils le nez dans nos rues? Ils auraient vu qu'en matière de convivialité, de respect des piétons et des usagers faibles, à Namur c'est le néant : pas un endroit où l'on ne trouve nombre de voitures stationnées sur les places, sur les trottoirs, sur les arrêts de bus, sur les emplacements pour personnes à mobilité réduite. Ce sont des centaines de trottoirs dégradés, impraticables, encombrés...

Toujours la première à enfourcher son vélo pour se balader avec le Gracq ou ecolo-j pour inciter les namurois à prendre la bicyclette ou vérifier l'existence de points noirs pour les cyclistes, quelle attention a jusqu'ici prêté l'échevine de la mobilité aux piétons et à leurs doléances? Rien, nada... Moi je n'ai rien vu, rien entendu jusqu'à présent. Je constate juste qu'on met des blocs de béton empiétant bien sur les trottoirs pour empêcher le stationnement sauvage au lieu de le réprimer, qu'on étroitise des trottoirs pour élargir des bandes de circulation, qu'on veut étroitiser des trottoirs pour laisser place aux cyclistes, qu'on affirme qu'au pont de Jambes la circulation des cyclistes est difficile et dangereuse aussi bien sur les bandes de circulation que ... sur les trottoirs (sic!!!), qu'on supprime des feux rouges sécurisant des passages piétons, ...

Et pourtant, s'il y a bien un mode de déplacement doux, écologique, peu coûteux en espace public et en deniers publics, économe en ressources, accessible à tous, convivial... qui de plus ne nécessite aucun emplacement de stationnement, c'est bien la marche à pied. Et pourtant, les piétons, quoi qu'on en dise, sont les usagers auxquels on prête le moins d'attention dans cette ville.

Bref, commencez d'abord par écouter les piétons, tous les piétons (comme vous écoutez les cyclistes et les commerçants), commencez par réparer les endroits les plus dangereux pour les piétons, commencez par faire simplement respecter le code de la route, commencez par veiller à la sécurité des piétons lors de travaux ou autres aménagements... Et puis on pourra discuter de ce projet avec un minimum de crédibilité (crédibilité qui en la matière manque totalement).

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